Le jour où je suis devenue Inst’addicte

Instaddiction : nom commun inventé de toute pièce par RomyS. Décrit un processus de dépendance directement lié à l’usage d’Instagram.

Le constat est tombé : je suis une Instaddicte.

Certains seront dépendants d’alcool, de drogue, de tabac ou autres substances. Et bien moi, je suis tombée dans la marmite d’Instagram et je crois que c’est peut être tout aussi grave.

J’ai débuté sur Instagram courant 2012. À l’époque et comme la plupart des utilisateurs je testais tous les filtres existants rendant ma galerie artistiquement immonde. Au fil des années, j’ai posté de façon très aléatoire sur la plateforme. On pouvait également se rendre compte de mes périodes dépressives au vue de publications parfois espacées de plusieurs mois.

C’est en Avril 2018 que j’ai commencé à être réellement active sur IG (comme on l’appelle chez les vrais). J’avais vraisemblement besoin d’extérioriser ma créativité par ce biais. Tout s’enchaine : la création d’une chaîne Youtube, ce blog, l’achat d’un reflex et en avant guingamp ! J’ai alors passé de nombreuses heures à la découverte de comptes, de feed, et c’est parti en like, abonnement et partages massifs.

Progressivement, je découvre l’envers du décor et mes belles désillusions qui vont avec. Je suis contactée pour rejoindre ce qu’on appelle des pods, ce que j’appelle maintenant les sectes démoniaques d’instagram (on se détend, c’est une image). Pour les non adhérents, il s’agit de groupe privé instagram dit “d’entraide” où un certains nombres de personnes vont venir liker et commenter chacune de vos nouvelles publications. Là, j’ai me suis sentie poussée des ailes. Des likes en masse, des commentaires par dizaines : le bonheur, l’impression d’avoir une petite communauté qui se construit.

Oui mais… rapidement j’ai rejoint un pod, puis deux, puis trois… au total je crois que j’ai dû en cumuler 5 ou 6. C’est alors que je me vois devenir un véritable zombie d’instagram. J’ouvre l’application et je me rends compte que j’ai manqué des dizaines de publications de “podista”, vite il faut aller commenter, trouver quelque chose à dire, mince, je ne sais pas ! , un “jolie photo, j’adore” fera l’affaire. Vous l’aurez compris, je me suis sentie complètement prisonnière et dépendante.

Du jour au lendemain, je décide de déserter ces groupes dans lesquelles je n’étais plus du tout à l’aise. Le constat est là : j’ai perdu de l’audience, des commentaires, de l’impact, mais je me sens libérée. Moi qui bavait sur l’achat d’abonnés et de likes, j’ai eu cette impression de tricher tout autant. Tout à coup, ca n’était plus que moi. Moi qui décide quoi liker, quoi commenter, et retrouver cette envie plutôt que d’être dans l’obligation.

Je n’en suis pas moins addict. Je passe plusieurs heures sur l’application, scrollant, likant, commentant. Grâce au dernier livre de Bobby Brown, j’applique ses conseils et je décide de ne pas m’abonner à des comptes qui risquerait de me faire perdre confiance (coucou les fit girls). Je découvre les follows, unfollows nombreux, c’est le jeu. Moi-même je pratique régulièrement des “tris”.

Aujourd’hui je suis à l’aube des 2000 abonnés, ce qui peut sembler dérisoire là où j’y vois un exploit. Je m’étais donné la fin de l’année pour atteindre le millier, je vais finalement le doubler. Je découvre chaque jour des personnalités, de chouette personnes à travers ces galeries d’images et c’est un vrai bonheur.

Bref, je suis une instaddicte mais je me soigne !

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