#1 – LE JOUR OÙ J’AI PERDU CONFIANCE EN LA MÉDECINE

Ce jeudi 10 mai 2018, à 10h56, le corps médical a perdu ma confiance. C’était dans le bureau de consultation numéro 2. Je m’en souviendrais toute ma vie.

J’avais pourtant pressentis quelques signes avant-coureurs. Je me revoyais, il y’a quelques mois, entrain de vivre un état dépressif, l’épisode 3 de ma série. J’allais si mal que mon corps m’envoyait ses derniers signaux d’alarmes. Ma maladie, invisible, commençait à se montrer. C’était mes cheveux. Je les perdais. Par poignets entières.

Dans un moment de clairvoyance, j’ai pris mon courage à bout de bras et décidé de consulter mon médecin traitant. Que je ne connaissais pas finalement. Elle n’était pas là, c’était sa remplaçante. Elle ou une autre c’était pareil. Le jour du rendez-vous, je me sens stressée, angoissée, je lui explique mon problème. Et puis, à demi-mot, j’arrive à souffler que je suis dans un état d’anxiété inhabituel, je souligne verbalement par trois fois que je suis très stressée. La bombe était lancée, tic-tac, tic-tac…. et puis rien. Pas de fracas, pas de question, un silence gênant. Ce médecin n’a pas entendu mon appel à l’aide. 23€ plus tard. Me voici mise à la rue, mes angoisses et moi. Un petit papier à la main tout de même pour contrôler que tout soit ok au niveau hormonal.

Je n’attends que très peu de temps avant de faire cette prise de sang. Les résultats tardent à arriver. Quelques jours plus tard, j’avais l’enveloppe entre les mains. Je me persuadais que quelque chose clochait, que cela se verrait sur les résultats, que quelques cachets plus tard tout serait réglé. Je voulais tellement être malade, ça aurait été si simple. Et pourtant je savais. Je savais ce que contenait l’enveloppe avant même de l’ouvrir. Dans le mille : tout était parfaitement NORMAL.

J’étais normale, normale, normale… Et pourtant dans ma tête, ça bouillonnait. Je continue les démarches jusqu’au bout. Je retourne voir le médecin traitant, la titulaire cette fois, avec les résultats en main. Cette fois-ci fut encore plus expéditive que la première. Son avis ? Voir un dermatologue car elle ne pouvait plus rien pour moi. Je ne sais même pas si elle m’a demandée comment j’allais. Tout simplement… C’était pourtant la question que j’attendais plus que tout. Une brèche. Une opportunité de me livrer. Cette question, je l’attends encore.

Je ne me démonte pas. Je passe des heures à trouver LE dermatologue qui apportera le bon diagnostic. J’en trouve un, il est décrit sur Google comme « à l’écoute, bienveillant, et professionnel », 4,2/5, pas mal… Je prends rendez-vous illico.

Trois mois passent, mes cheveux tombent encore et encore. Le jour du rendez-vous arrive. Je suis en salle d’attente, j’ai peur. Un homme vient me chercher, effectivement, il a l’air chaleureux. Je lui explique mon souci en quelques mots. Il se lève, regarde mon crâne se rassoie. Il avait la réponse en à peine quelques secondes. « Madame, vous voyez les hommes dans la rue qui n’ont plus beaucoup de cheveux ? Il n’y a pas de traitement contre la calvitie et c’est malheureusement ce que vous avez. Je sais ce n’est pas ce que vous auriez voulu entendre ». BOUM ! Là la bombe a sauté. Instantanément. C’était juste ça alors : j’étais une femme de 25 ans qui devenais chauve ? Ce jour-là, je crois que ma confiance envers la médecine s’effritait déjà un peu. Je suis rentrée, j’ai pleuré, longtemps. Nous étions en décembre 2017 et je me demandais si le Noël d’après je le passerai avec une perruque. Je vous dirais d’ici quelques mois 

Puis, je ne sais pas quelle force m’a poussée de l’avant. Mais j’ai retrouvé l’énergie, j’ai retrouvé mon goût à la vie. Je me suis retrouvée, tout simplement. Et quelques semaines plus tard, début janvier. Je me sentais mieux. Je me sentais moi. Je passe la main dans mes cheveux : plus rien. Mon esprit guérissait et ma chute était terminée. La solution était juste là. Je le savais depuis longtemps.

Ces derniers jours, je me retrouve une nouvelle fois au cœur de cette maladie qu’est la dépression. Ce n’est pas moi qui suis touchée cette fois mais quelqu’un de proche. Je suis déterminée à prendre les choses en main, j’en ai le courage et la maturité. Je peux gérer.

C’est alors que l’enfer commence. Ces dernières 48h, j’ai échangé avec 3 professionnels de santé différents. Un médecin traitant. Deux psychiatres. J’étais dans un état de transe. Ma priorité principale était de gérer l’urgence. Prendre toutes mes émotions, les jeter dans un tiroir et faire le tri plus tard. Je me suis vue passer les coups de fils, attendre des heures à l’hôpital, puis relâcher la pression pensant que tout s’arrangerait. Un nouveau coup de tambour et je me retrouve à vivre une seconde journée compliquée. Je ne détaillerais pas les échanges et la situation que j’ai vécue car elle est maintenant derrière moi. Aujourd’hui, il faut avancer.

Cependant, je fais maintenant le tri dans mes émotions et je tenais à coucher sur le papier toute cette colère que j’ai en moi. Hier, à 10h56, j’ai craqué. Usée, sur les nerfs, je me suis spontanément présentée à un énième psychiatre puisqu’il n’a pas pris la peine de me recevoir. Je me suis imposée. Bureau de consultation numéro 2. Parce qu’hier, j’ai eu du courage et j’ai eu besoin de lui dire ce que je pensais de leur « protocole ». Il comprenait mon désarroi, il parait. Et pourtant il ne pouvait rien faire de plus. Alors il m’a arrachée du bout des doigts le peu de confiance qu’il me restait envers les médecins et envers les unités de soins psychiatriques auxquelles je m’en remettais. Il en a fait une boule de papier et me la jeté au visage. Fin de l’histoire et à bientôt mon capitaine.

Aujourd’hui je suis en colère car je ne comprends pas comment les médecins traitent les problèmes de dépression. Ces soit disant protocoles dont je n’ai pas vu la couleur. J’ai dû gérer la souffrance de deux personnes et laisser la mienne de côté un instant. On me demande d’assumer le rôle du sauveur, ce que je ne suis pas. Et surtout, on nous laisse de côté, nous, les proches, et on ne nous explique pas comment gérer l’après. Comment je suis censée reprendre le cours de ma vie tout en me demandant si le prochain appel ne sera pas celui qui m’annoncera que cette fois ci c’est trop tard ?
Les médecins prescrivent leurs antidépresseurs comme des smarties pensant que c’est la solution à tous nos maux.

Comment faire confiance à des professionnels qui ont fait preuve de si peu d’écoute ?

En 3 ans, j’ai vécu 3 épisodes dépressif plus ou moins importants. Je m’en suis remise parce que j’en avais la volonté même si je pensais ne plus avoir de force. Il y a des personnes pour qui trouver cette volonté est plus difficile. Dans ces cas-là, elles ont besoin d’aide. Je ressens de la culpabilité, j’ai voulu aider, et je me suis retrouvée face à un mur. Je me sens coupable d’avoir orientée cette personne vers de mauvais professionnels. Pourtant, c’était la seule chose censée qu’il fallait faire. Je suis persuadée qu’au fil du temps, tout s’arrangera et tout ira mieux. Je suis convaincue d’avoir fait mon devoir.

Pourtant, je suis déçue.

A vous psychiatres, infirmières, personnel soignant : il parait que la confiance se regagne. Je vous laisse encore une chance. Ne me décevez pas.

TU SERAS BIENVENUE CHEZ MOI !

Hé salut toi !

Avant toute chose, j’espère que le titre t’aura évoqué une chanson bien connue des années 90. Si non, tu perds déjà 1 point 😉

Je ne pouvais pas démarrer ce blog sans une brève présentation et pourtant je ne sais pas bien quoi te dire pour t’intéresser et susciter ta curiosité. Et oui, me voici, une énième venue, dans la blogosphère déjà chargée de monde. Malgré tout, je ne pouvais pas passer à côté de cette expérience.

Ici, tu ne trouveras rien de plus que les autres. Je n’aurais pas la prétention de dire que mes photos seront plus jolies, que ma plume sera meilleure, que mon contenu sera plus original qu’un(e) autre. Mais je serais là.

Je suis Romy, RomyS, je te laisse le choix. Je viens de fêter mes 26 ans très récemment. Une jeune bélier. Têtue. Tu verras. Je te laisse apprendre à me connaitre.

Je vis depuis plus de 3 ans à quelques kilomètres du parc Disneyland. C’est pas mal : vue sur le feu d’artifice journalier qui réverbère dans la fenêtre du voisin d’en face, musique de la parade que tu peux entendre grâce à l’écho mais aussi de belles balades à Disney Village pour retomber en enfance. Franchement, y a pire.

Sur mon blog, tu y trouveras un peu de tout : des billets d’humeur, des revues beauté, mes voyages et mes découvertes. Ca variera au gré de mes envies, et peut être des tiennes, si tu me le demandes – et si je t’écoutes – têtue j’ai dit 🙂

Je suis active sur Instagram (@diabolo_grenadine) et démarre une chaîne vlogging sur Youtube (romys.vlogging), ce blog m’étais donc indispensable pour que le triptyque soit complet.

Voilà, tu sais l’essentiel et je te laisse te promener ici, quelques secondes, minutes ou plus si le cœur t’en dit.

Et moi, je te dis merci de m’avoir lu jusqu’ici ♡